Réflexions décousues #03 : pensées critiques

Coucou à vous ! Aujourd’hui on se retrouve pour des réflexions décousues sur un problème que j’ai.

 

Je n’arrive pas à avoir une pensée critique sur une opinion ou sur des arguments, qu’importe le parti politique. J’ai juste conscience que c’est perçu de telle manière selon les personnes, mais je n’arrive pas à formuler ma propre pensée critique. A quoi est-ce dû ? Je ne sais pas trop, peut être tout simplement que je n’ai pas envie de me disputer avec la personne et que je préfère écouter ses arguments.Mais du coup ça m’handicape quand je dois sortir des arguments, car je ne les ai pas.

 

Anecdote : j’ai écouté les opinions d’un type du FN. Je n’ai pas acquiescé, mais je n’ai pas osé lui dire que ses opinions étaient de la mouise. Donc, sans le vouloir, j’ai validé ses idées. Pourtant ça me répugne, c’est du racisme, du nationalisme qui ne regarde pas les problèmes du pays sous un bon regard. Mais je n’ai pas osé lui dire qu’il disait des choses répugnantes. Je suis dégueulasse pour le coup. Et je regrette amèrement de ne pas lui avoir rabattu le clapet.

 

Et c’est pareil pour tout : ceux qui m’insultent, ceux à qui je demande leur opinion, ceux qui écrivent des articles… Je n’arrive pas à leur dire tout simplement : non, je pense autrement. Je n’ai pas les arguments pour. A l’inverse, j’ai une haute capacité à écouter, j’essaye le moins possible d’interrompre, je pose des questions… Mais le problème c’est que dès que j’ai une affirmation, on me l’explose l’instant d’après, et j’ai des doutes. Je ne sais plus quoi penser, pire encore je prends la dernière affirmation en date… Je suis tellement influençable que c’est outrant. Je ne sais pas quoi faire.

Voilà, vous connaissez une partie de moi qui est horrible maintenant. Je vais vous laisser, je vous dis plusch !

Réflexions décousues #02 – Vivre sans viande

Coucou à vous ! J’espère que le nouveau site vous plaît, moi je trouve ça cool ! Mais je ne suis pas là pour discuter de cela.

 

En effet depuis quelques mois je suis devenu.e végétarien.ne… C’est à dire que je ne mange plus de viande. Hélas il m’est compliqué d’arrêter totalement tout produit animal à cause de TCA (trouble du comportement alimentaire) et autres. Mais bref… Je ne mange plus de viande.

 

Certaines personnes vont me dire que je vais me rendre malade. Je leur répondrais que je me porte bien et que je me complémente en B12. Donc aucun risque. D’autres vont dire que je vais arrêter bientôt car c’est une « mode ». Il est vrai que j’ai eu des rechutes, mais je redeviens végé par la suite, ça me fait du bien. Encore d’autres me diront que je suis extrémiste. Quand je vois qu’un festival végan est annulé à cause d’éleveurs et de bouchers, on se demande qui sont réellement les extrémistes… Et sachez que je ne militerai que par dessins… Voilà tout. Il y a pleins d’autres arguments, mais je ne vais pas tous les sortir ici.

 

Depuis que je suis végé, j’essaie de limiter me consommation de produit animal. Mais n’ayant pas non plus les finances de m’acheter des alternatives chères et étant nul.le en cuisine, j’essaie de faire de mon mieux… Parfois je me dis que je ne suis pas taillé.e pour affronter les remarques sur ma décision… Et parfois pour me protéger je dis que c’est un choix personnel. Alors que ce type de choix est politique avant tout. Comment rester bien quand tu vois des animaux souffrir et mourir pour le bien être de l’humain ? Dissonance cognitive, tout ça… Malgré tout, je ne suis pas parfait.e. Je consomme parfois des produits animaux, et ça fait de moi une raclure profonde. Cependant, je ne perds pas espoir. Ma transition vers le véganisme se fait lentement mais sûrement. Même si ma famille n’est pas totalement pour… Déjà qu’elle me tolère limite en végé, j’imagine même pas en végan ! Et je n’ai pas la force de les éduquer… De plus je refuse de forcer les personnes à devenir végé de suite. C’est un travail qui se fait petit à petit, en laissant mûrir les choses…

 

Je vais arrêter là mes divagations, vous devez être en ras-le-bol. Soyez indulgent.es, et prenez soin de vous ! Plusch !

Réflexions décousues #01 – Légitimité

Depuis un moment, je me pose pleins de questions sur moi-même. Et il y a moins d’un an, je me suis défini.e comme bi/panromantique et bigenre. Qu’est ce que cela veut dire ? C’est à dire que j’aime inconditionnellement tout type d’être humain, à condition d’avoir un lien fort et amoureux ; et que je possède un équilibre masculin/féminin dans mon genre.

Cependant, pendant un moment, je ne me suis pas senti.e légitime, et j’ai continué à me genrer au féminin. Pourtant, plus ça allait, moins ça me correspondait. Et récemment, j’ai sauté le pas : allez, passons à une écriture qui me satisfait plus que le féminin ! Je conserve le féminin pour les plus réticents, mais autrement je passe à l’écriture inclusive.

De plus j’ai fait mon coming out (en gros dévoiler son genre/son orientation sexuelle à quelqu’un) à ma famille, qui l’a très bien prise. J’ai la chance que ma famille soit ouverte d’esprit et qu’elle accepte ses enfants tels qu’iels sont.

Mais… Il y a toujours dans mon cœur cette sensation désagréable d’imposture. Comme si je n’étais pas légitime parce que ça ne fait que récemment que j’ai accepté mon identité. Comme si mon rejet pendant un temps de mon attirance amoureuse pour les hommes et les femmes ainsi que les non binaires devait être puni par l’exclusion dans cette catégorie. J’essaye du mieux que je peux de repousser cette sensation, et parfois ma maladie qui fait apparaître des voix qui m’accusent de trahison envers la communauté LGBTI+.

Alors je me cache, je m’isole de ces gens, et j’essaye de m’en sortir autrement. Mais j’en ai marre. J’ai envie de me dévoiler. Alors oui, des trolls vont me narguer avec mon genre et mon orientation sexuelle, mais je vais essayer de garder la tête haute et d’en sortir forte.

Description de moi-même par Gendertux