Fiche de lecture n°12 : le K

le-k couv Un article en retard, mes excuses ! De plus je n’avais aucune raison de retarder cette fiche, si ce n’est que certains événements de ma vie qui sont arrivés trop vite. Un peu à la manière des nouvelles de Dino Buzzati, mon auteur italien préféré depuis mes douze ans. Tout va s’éclaircir en parlant de la première nouvelle, le K.

Notre héros amoureux de la mer voit sa vie basculer dès l’enfance : dès une escale dans ces eaux bleues avec son père, apparaît le K, un monstre marin qui vous poursuit pour vous dévorer après. Son père alors lui recommande de ne plus vivre par la mer, de trouver un métier à terre. Mais notre héros a le sang d’un navigateur… Il continuera à aller en mer après la mort de son père, même s’il se fait poursuivre par le K. Mais le K est-il vraiment un monstre mangeur d’homme ? La fin de cette nouvelle vous le dira.

Toutes les nouvelles de ce cher Buzzati sont dans ce genre : drôlement noir, surtout vers la fin. Moi qui d’habitude n’aime pas la noirceur gratuite, j’ai accroché. Parce que justement elle n’est pas gratuite, elle nous apprend un aspect que nous n’aurions pas imaginer autrement. La dureté, certes, mais aussi l’injustice, le retournement, la prise de conscience, et l’ironie. C’est poignant, mais étrangement ça fait du bien. Malgré le peu de pages que prennent chaque nouvelle, ça fonctionne, les mots sont juste suffisant pour décrire le ressenti et la psychologie. Peut être moins pour développer l’histoire, mais là n’est pas le but d’une nouvelle. Cependant, si vous cherchez le réconfort en passant par lui, ne le faites pas, vous broierez du noir pendant longtemps.

Un recueil à lire en étant en forme, donc !

Fiche de lecture n°12

Fiche de lecture n°11 : J’ai failli te dire je t’aime

J'ai failli te dire je t'aime couv L’été touche à sa fin, et pourtant le roman dont je vais vous parler se déroule au début de cette saison. Qui a dit que le printemps était la seule saison de l’amour ? Parce que oui, comme l’indique le titre, ça va parler d’amour. Mais un amour peu commun…

Nikki a dix-sept ans, doit passer son baccalauréat, et mord la vie à pleine dent. Alex, lui, est un trentenaire qui travaille dans une agence de publicité qui s’est fait quitté par sa jeune compagne. Lors d’un accident routier en ville, ces deux personnages vont se rencontrer… Pour tomber amoureux l’un de l’autre ! Mais la différence d’âge va leur jouer des tours…

Ce qui est drôle, c’est qu’à l’époque où j’ai lu ce roman, je suis tombée amoureuse de mon futur amant (dans le sens petit-copain !), et on a dix ans de différence ! De plus je passais les épreuves anticipées du baccalauréat… Bref, ce roman tombait pile dans une période où je pouvais me retrouver et m’identifier dedans ! C’est peut-être pour cela qu’il influe sur mon avis qui est très positif : tout est frais et fluide, comme de l’eau pure de montagne, et le style n’est pas prise de tête du tout ! De plus, il donne une joie de vivre étonnante après la lecture d’un paragraphe quasiment tellement c’est beau et ensoleillé. Enfin, ça parle bien des problèmes que l’on peut rencontrer quand on est un couple avec une dizaine d’années de différence : les moqueries, les mépris, les dégoûts… Bref, l’incompréhension totale !

Cependant, cet optimisme oublie un détail : c’est que la vie peut être pire que ce que vit ce couple, et donc il y a un léger manque de réalisme par moment. Mais surtout il y a des références musicales que je n’ai pas saisie, du coup ça tombait un peu dans le vide… Cela reste cependant un détail !

Bref, pour oublier le temps morose, rien de tel que ce roman écrit par un italien pour avoir un peu de soleil !

Fiche de lecture n°11 

Fiche de lecture n°10 : Orgueil et préjugés

orgueil-et-prejuges couvDe nos jours, nous sommes largement en baisse de natalité. Les enfants décident de leur amour, qu’il passe ou casse. Mais au XIX ème siècle, ce n’était pas le cas : le mariage arrangé était de coutume pour les femmes, et parfois pour les hommes aussi. Et c’est très galère de placer une fille : elle a une dot (c’est-à-dire de l’argent pour son futur époux), et à moins que de se ruiner n’est pas un problème, il faut trouver un riche parti pour « investir ». Et c’est de cela dont va parler en partie Orgueil et Préjugés !

La famille Bennet n’a d’ailleurs pas de bol : elle a quatre filles en âge de se marier ! Heureusement, deux jeunes hommes beaux, riches, et surtout célibataires, s’installe dans leur voisinage. La mère Bennet en profite pour emmener ses filles, accompagnée par son mari pour rester dans les normes de société. C’est de coup de foudre pour l’aînée envers un des hommes (et dont c’est réciproque), c’est le mépris absolu pour la seconde (Elizabeth) envers l’autre (est-ce réciproque ? probablement).

Ce qui est cool dans ce roman, c’est le regard critique de la société de l’époque par divers moyens : caricatures, analyse à distance du narrateur, critiques ironiques d’Elizabeth. On voit que tout cela mène en ridicule : on se marie pour l’argent et non pour des sentiments ! Le bien financier avant le bien être du couple ! Ce qui est drôle, c’est que bizarrement ce n’est pas le père qui pense que c’est ainsi (pour lui, tant que ses filles sont heureuses et honnêtes, tout lui va), mais la mère, typiquement le genre de personne à croire aux préjugés et aux pires bêtises. Ce qui rend le personnage amusant à lire lors des dialogues. Le sarcasme d’Elizabeth au début est juste superbe, cela donne envie de rire de la société occupée par les apparences. Enfin, l’évolution de chaque personnages apporte un peu de réflexions sur le caractère et les apriorismes des gens. Il ne faut pas se fier à la première impression, ni à la dernière en date : tout le monde change.

 Cependant, on peut reprocher l’effacement de certains personnages au profit des principaux. J’aurais voulu avoir plus de développement sur des couples ou des formations de couples, par exemple. De plus, dans la deuxième partie du roman, il y a un romantisme trop poussé, au point de dénigrer le caractère d’Elizabeth (vous verrez comment).

Le roman reste agréable et drôle à lire, je vous le recommande si vous voulez rire un bon coup !

Fiche de lecture n°10

Fiche de lecture n°09 : Jane Eyre

JaneEyre couvOn connait tous et toutes un peu les sœurs Brontë, surtout Emilie Brontë avec Les Hauts des Hurlevents. On connait un peu moins sa sœur Charlotte, plus timide mais non sans envie d’indépendance. Malheureusement, l’époque où elle vivait ne permettait pas vraiment ce genre de comportement. C’est ce que l’on va voir dans Jane Eyre.

Jane Eyre est orpheline. Au début habitant chez sa tante tyrannique, cette dernière l’envoie finalement dans un orphelinat. Apprenant les bases de la culture, elle va devenir petit à petit cultivée et devenir gouvernante dans l’orphelinat. Ce n’est que par l’envie de changer d’air qu’elle décide de répondre à une offre de poste de gouvernante dans un lieu où elle va rencontrer son propriétaire de manière déroutante…

Le style d’écriture est avant tout fluide et compréhensible pour un adulte lisant de manière régulière des livres, ce qui est un grand plus pour ce genre de roman. Il n’est pas évident effectivement pour un roman du XIX ème siècle d’être accessible à tous, mais cet oeuvre de Charlotte reste plutôt ouvert. De plus, quelques surprises sont au rendez-vous dans le scénario, que je ne dirai pas cette fois-ci car, même sous avertissement spoiler, j’aimerai que vous le découvriez vous-même. Enfin, le développement reste logique, en tout cas pour le personnage de Jane Eyre qui agit en femme responsable de ses fonctions malgré ses sensibilités.

Mais il y a un surplus de romantisme à l’eau de rose, qui peut dégoûter plus d’une personne qui n’aime pas cela. Il y a aussi beaucoup d’histoires annexes qui n’apportent pas grand chose en réalité au déroulement, si ce n’est qu’une bride d’un souvenir d’un personnage. Et enfin, le pire : la morale religieuse qui intervient dans les moments de doutes. J’en conçois qu’à l’époque la religion était encore forte et que le père des Brontë était pasteur, mais parfois je me demande si Jane Eyre n’est pas dépendante de cette foi au lieu de réfléchir deux secondes à, la situation.

Il n’empêche que, pour les amateurs de classique écrit par des femmes, ce roman reste assez charmant à lire, du moins si on n’est pas lassé par les feux de l’amour du XIX ème siècle.

Fiche de lecture n°09

Fiche de lecture n°08 : Les Liaisons dangereuses

Les liaisons dangereuses couv  Bon, restons calme. Enfin il va être dur de rester calme face à un fait du dix-huitième siècle : le libertinage. C’est-à-dire qu’on se prend le pied à tromper son mari ou à enchaîner les conquêtes amoureuses. Bref, le genre de choses que certaines personnes ne comprennent pas. Dont moi. C’est pourquoi je vais être peu objective avec ce roman épistolaire, et en négatif : Les Liaisons dangereuses.

Tout débute avec une lettre Cécile, une jeune fille sortant à peine du couvent et qui ne connaît rien de la vie mondaine de la noblesse. Elle sent qu’elle va être mariée, mais personne ne le lui dit. Une lettre plus tard, c’est au tour de la lettre de Madame de Merteuil d’être lu : elle sait que Cécile va se marier et avec qui. Et cette personne n’est nulle autre qu’une de ses anciennes liaisons, qui a osé la rejeter en premier. Dans cette lettre à Valmont, son compagnon complice, elle veut se venger de cet homme qui va se marier en enlevant la virginité de Cécile, voire de lui initier aux techniques sexuelles. Et elle désigne son correspondant pour cela. Mais lui a un autre projet en tête : celui de conquérir la prude Madame de Tourvel…

Nous allons d’abord aborder les peu de points positifs de ce livre. Tout d’abord, il est intéressant de voir la personnalité des personnages transparaître dans les lettres de façon concise. On sait qui parle, on identifie donc facilement. Et, pour des lecteurs plus amoureux du livre que moi je le hais, s’attacher à ces personnages peu communs. Personnellement, je ne me suis attachée à personne en particulier, mais passons. Le deuxième point, qui me semble quand même pas mal, c’est l’aspect féministe des propos de Madame de Merteuil dans une lettre en particulier. En effet, elle raconte sa chance de ne pas avoir été au couvent, qui est un isolement à la société, et les développements essentiels pour devenir une femme affirmée sans pour autant paraître mauvaise, avec les jeux de « théâtre » et d’observation qui lui ont valu des années d’expériences sur certaines femmes. Oui, à l’époque, une femme se devait être prude, croyante, et surtout devait éviter de lire des livres savants ou corruptrices. Autant dire aucun romans du siècle des Lumières. Et cela est vraiment fort, de la part d’un auteur, de faire apparaître ces idées dans ce roman où il faut faire l’amour sur tout ce qui nous plaît, mais avec subtilité.

Hélas, ce roman a aussi des défauts, et de gros défauts à mes yeux. Tout d’abord, l’hypocrisie et les fourberies qui sont nombreuses et vantées par leurs responsables. C’est tellement voyant, tellement effroyable que ça donne envie de jeter le livre au feu. Ensuite, même si le style est reconnaissable, il est lourd et dur à lire sans l’aide d’un professeur de français pour éclairer certains passages. C’est difficile de prendre plaisir à le lire en plus des coups dégoûtants qu’on y voit. Enfin, je vais spoiler un peu : les lettres entre Valmont et Madame de Tourvel sont trop nombreuses et répétitives dans leurs arguments. « Viens, je t’aime et je vais te le prouver ! » « Oui mais nan je veux être fidèle à Dieu, donc soit fidèle à Dieu et arrête ! », en gros pour résumer ces lettres qui prennent un tiers du roman.

Je suis sûre que certains et certaines d’entre vous l’aiment ou vont l’aimer, mais moi après trois années d’analyses au lycée et à l’université et du coup de lecture, j’en ai ma claque royale !

Fiche de lecture n°08

FRRAT 2015 : le (presque) quatrième livre : Harry Potter and the Philisopher’s Stone

harry-potter-sorcerers-stone-new-uk-childrens

Et le FRRAT 2015 est… terminé depuis un moment ! Et je n’ai pas eu l’occasion de terminer le dernier livre que je comptais achever pour ce marathon : Harry Potter and the Philosopher’s Stone. Honte à moi d’avoir échoué ! Mais j’ai eu trop d’événement dans cette semaine pour le faire correctement (anniversaire, cinéma, concours, départ de voyage…). Mais bref, passons ! 

Je ne pense pas que résumer ce célèbre roman jeunesse est encore nécessaire… Si ? …Bon… Rapidement : Harry est chez son méchant oncle et sa méchante tante Dursley avec leur fils encore plus méchant avec lui depuis presque onze ans. A l’approche de son onzième anniversaire, paf, pleins de lettres qui sont réquisitionnées par l’oncle. Mais il y en a tellement que la famille décide de s’exiler dans un endroit non propice aux réceptions de courriers. A ses onze ans à minuit pile, PAF ! Un homme géant débarque et souhaite un heureux anniversaire à Harry tout en lui apprenant qu’il est un sorcier, et même une célébrité dans le monde de la magie… Il va pouvoir y entrer par le biais de Poudlard, une école de sorciers…

Et j’arrête là, ce serait spoilé la suite. Même si la plupart la connaisse… En français ! Oui, le but de cette lecture est de le lire en version originale, ici l’anglais. Je dois vous l’avouer : je ne me fais pas plaisir avec de l’anglais, que ce soit en lecture ou en conversation orale/écrite. J’ai de nombreuses lacunes d’écriture et de compréhension. Du coup, j’ai voulu donner une dernière chance avec une lecture volontaire…

 

…Et mon Dieu j’ai appris à apprécier la lecture en anglais ! Ces subtilités que j’avais du mal passent à peu près, j’arrive à comprendre les nuances, à traduire sans que ce soit du hachis. Bon, je ne l’ai largement pas terminé (je suis à la page 110), mais je suis prête à reprendre la lecture à tête reposée ! Et mince… La façon de parler d’Hagrid est juste excellente quand tu la comprends ! Ce roman en anglais me redonne donc de l’espoir à ce sujet. A lire quand on a un peu de mal comme moi !

FRRAT 2015, troisième livre : Le gentil petit diable, et autres contes de la rue Broca

[Image] Le gentil petit diable et autres contes de la rue broca

 

Rebonjour chers et chères lecteurs/lectrices ! Je me rattrape en cette journée avec un recueil de contes très contemporains : Les contes de la rue Broca. Ici, c’est les contes suivants que j’ai pu lire : 

Le gentil petit diable, Roman d’amour d’une patate, La maison de l’oncle Pierre, Le prince Blub et la sirène, Le petit cochon futé et Je-ne-sais-qui, je-ne-sais-quoi.

 

Tous ont leur ambiance à eux et leur originalité, mais tous ont la patte de l’auteur reconnaissable : drôle, décalé, parfois un peu cruel, et parfois très doux ! Je préfère vous laisser découvrir les contes plutôt que vous les raconter, car je pense que vous en connaissez quelques uns ! Moi en tout cas j’ai reconnu Le petit cochon futé, que j’avais vu en dessin animé avant en étant petite ! Et Dieu sait que ça m’a rappelé de la nostalgie agréable…

Les qualités sont très simples : les contes suivent les chemins habituels des traditionnels, avec leurs schéma, mais étrangement l’auteur arrive à donner un ton léger et doux, même dans les passages tristes !  Il n’y a pas forcément de moral stricte à la fin : c’est comme une partie d’une vie qui se déroulait, rien de plus. C’est reposant de ce côté là.

Je ne trouve pas de défauts, mais les amateurs d’histoires dures risquent de le trouver ennuyeux et futile. Si vous n’êtes pas figés à cela, je vous recommande chaudement de petit recueil de conte tout beau !

FRRAT 2015, deuxième livre : Le livre qu’il ne faut surtout, surtout, surtout pas lire !

Livre a ne surtout pas lire

Mes chers lecteurs, nous voici pour la seconde lecture entamée du marathon ! Oui, je suis trèèèèèèèèès en retard, mais je compte me rattraper le plus vite possible ! Mais avant tout, place à mon avis du roman jeunesse Le livre qu’il ne faut surtout, surtout, surtout pas lire !.

Max n’est clairement pas un lecteur, il déteste même ce hobby ! Heureusement, ses amis La Flèche, Benjamin, Alexandre et Zizou sont là pour jouer avec lui à la cours de récréation. Jusqu’à ce que Noël passe : en effet, c’est le jour où tout les enfants reçoivent un livre dont le titre est L’Aventure de tes rêves. Tous, sauf Max qui préfère ses rollers. Et à la rentrée, tous sont en train de lire ce bouquin lors de la récré, même les amis de Max ! Trouvant la situation louche, Max va enquêter sur le roman qui est tout, sauf normal… Il faut qu’il trouve des alliés !

 

C’est clairement un roman qui inverse la formule habituelle lorsqu’on parle de livres et de lecture à un enfant. Cependant, ce n’est pas pour dire que la lecture est nulle, au contraire ! C’est juste que chaque personne à ses goûts et qu’il ne faut pas en vouloir aux non-lecteurs, comme Max. Par ailleurs, d’autres personnages vont montrer d’autres philosophies de la lecture, pour montrer les variétés de lecteurs. 

De plus, il y a quelques passages intéressants sur le monde du livres, sans pour autant trop développer dessus : intelligent et simple. Ce roman m’a plu (sans que ce soit un coup de cœur), divers aspects sont évoqués, et le récit n’est pas ennuyeux. Chaque personnage est propre, pas stéréotypé, juste humain à sa manière. De plus, tout n’est pas blanc ou noir, même le « méchant » de l’histoire montre un aspect qui inspire à son humanité.

 

Une lecture que je recommande à tous et toutes, au moins une fois pour se faire plaisir !

FRRAT 2015, premier livre : Le journal d’une déesse.

Journal d'une deesse

Bien le bonsoir ! Je fais un premier récapitulatif du marathon en cette première journée. Et le premier livre choisi est celui de plus de 300 pages : Le Journal d’une Déesse.

Alors, qu’est-ce que ce roman jeunesse ? C’est l’histoire d’une jeune déesse adolescente, Hébé, déesse de la Jeunesse, qui va raconter toutes les histoires connues de la mythologie grecque dans un parchemin magique que lui a offert son père, Zeus. Et je m’arrête là pour l’histoire, car ce serait trop en dire dessus si je continuais.

 

C’est le genre de roman qui me fait un bien fou : il est simple à lire (comme le journal intime d’une adolescente mais en plus épique), on différencie bien chaque personnages (qui ne sont ni tout noir, ni tout blanc) et surtout, je trouve cela intelligent de retranscrire la mythologie grecque avec de la psychologie « humaine » et « adolescente ». De plus, à la fin du roman, il y a un mini-cahier d’exercice pour voir si tu as bien suivi les histoires, et sincèrement c’est à la portée du début de collège.

 

Je peux reprocher au livre de passer assez rapidement les histoires, mais en même temps il aurait été lourd pour un adolescent moyen de développer cela. Je peux aussi regretter que Hébé soit souvent classée au poste de spectatrice, même si elle ne reste pas une statue de marbre dans certaines situations ! … Oui bon j’ai fait un jeu de mots pourri, mes excuses, la fatigue, tout ça…

 

En bref, je recommande ce roman pour toutes les personnes désireuses de connaître la mythologie grecque en se relaxant, ou pour apprendre à votre enfant ces fabuleuses histoires qui ont fondé la religion grecque et romaine !

Fiche de lecture n°07 : L’Histoire sans Fin

couvhistoire sans fin

A quoi peut donc servir le livre ? Pourquoi en lire, surtout lorsqu’on est jeune ? Quel est l’intérêt des livres de l’imaginaire ?

C’est ce à quoi répond ce roman de fiction, L’Histoire sans Fin. Tout débute au moment où Bastien, un garçon de dix ans pas très beau qui se fait harceler par ses camarades de classe, qui entre dans une librairie. Après une altercation avec le libraire, ce dernier se retrouve le dos tourné, laissant sa lecture du livre L’Histoire sans Fin. Bastien, envoûté à l’idée de lire une histoire sans fin, dérobe le livre et s’enfuit dans le « grenier » de l’école. S’ensuit une lecture avide, où il va se rendre compte que ce n’est pas un simple livre…

Je ne vais pas être très objective, car ce roman de jeunesse est pour moi un gros coup de cœur ! C’est une vraie apologie de l’imaginaire, où au final que l’on soit enfant (comme Bastien) ou adulte  (comme le libraire), il est important de garder une part d’imagination et de rêverie d’un autre monde. De plus, Bastien n’est pas un héros parfait : c’est un enfant désespéré, et il ne va pas s’empêcher d’accomplir de mauvaises actions pour lui-même ou de se rendre Mary Sue pour se faire aimer de tous et toutes. Mais il va évoluer, se rendre compte de ses erreurs et de sa bêtise à certains moments. Il va même apprendre à redevenir lui-même, tout en conservant ses expériences du livres. Les autres personnages peuvent sembler clichés, mais je trouve qu’au contraire c’est pour accentuer le côté « irréel » de ces derniers, qui ne sont que des personnages du livre L’Histoire sans Fin.

Cependant, j’ai quand même un reproche particulier dessus : le flou de certaines histoires. On aimerait en savoir un peu plus sur cet univers, sur ses personnages. On est trop centré sur Bastien au point que l’on oublie les autres, les particularités de ce livre… Cela peut certes ouvrir l’imaginaire du lecteur en lui ouvrant des portes, mais l’avis de l’auteur m’aurait plu dans ces moments là. Certains peuvent reprocher à ce roman d’être trop descriptif aussi… Ben justement c’est un point qui m’a plu dedans, au moins on a des images magnifiques en tête… Spoiler on Je pense au passage avec le lion qui fait des balades avec Bastien dans un désert aux milles couleurs, j’ai trouvé vraiment sublime d’imaginer cela. Spoiler off.

J’ai eu conscience grâce à un ami que ce livre ne pouvait pas plaire à tout le monde, mais pour ceux et celles comme moi qui aime imaginer les doubles sens et les descriptions, je vous le recommande !

Fiche de lecture n°07