Réaction aux réactions sur le dernier épisode de Games of Thrones…

Attention, ce post peut déplaire aux fans de Games of Thrones, si vous ne voulez pas ruiner votre journée à cause de cet article, ne le lisez pas. Merci.

Pour tout vous dire, je n’ai jamais été une fan de Games of Thrones (abrégé GoT). Du coup, ça le dépasse que cette série audiovisuelle et saga littéraire ait autant de succès. Mon avis mitigé à ce sujet n’a fait qu’accroître quand j’ai vu un article qui listait les réactions suite à la fin de la dernière saison.

Pourquoi ? Pourquoi regarder une série où les gens pour qui on a de l’empathie finisse « sproutchés » par ceux que l’on aime moins, voire pas du tout ? Est-ce l’espoir d’un retournement incroyable qui puisse les venger ? Ou un plaisir limite maso de sentir la souffrance de ces personnages ?

Personnellement, la série ne m’a pas attiré (je ne sais pas, l’aspect ne me plaît pas), et quand j’ai essayé de lire la saga… J’ai fermé au bout de cent pages. Mais pourquoi ? Pourtant le style n’est pas mauvais, pas de fautes graves. Mais voilà : l’auteur a tendance à rendre beau l’acte de mourir atrocement. Un joli oxymore qui sonne comme « belle mort ». Sauf que c’est dérangeant… Lorsqu’on est une personne comme moi qui réfléchit un peu à ce qu’elle vient de lire, eh bien tout tourne à un sadisme malin de l’auteur.

Non pas comme un gamin qui tue ses personnages comme des jouets comme on tend à le représenter, mais plutôt comme s’il voulait détourner le schéma habituel (« le gentil gagne sur le méchant » devient « le méchant triomphe sur le gentil ») pour pouvoir mieux choquer le lecteur et en prendre un plaisir XXL.

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En effet, avant de visualiser les dernières réactions qui me font mal au cœur pour ces pauvres innocents, j’ai regardé une vidéo d’e-penser. Je vous conseille de la regarder avant de lire la suite de l’article, sinon ça va être dur de comprendre.

Il parle dedans des prestidigitateurs pour expliquer le making-off de son poisson d’avril (à voir ici).

Je résume un peu l’idée : les prestidigitateurs utilisent des techniques pour détourner l’attention du lecteur d’un ou plusieurs objets, afin de mieux leur attirer leur yeux dessus par la suite avec un choc supplémentaire (prendre l’exemple de l’objectif, du tournevis et des cartes dans la vidéo).

Eh bien en littérature, on peut dire que c’est la même chose, mais en plus fourbe. Car nous n’avons pas forcément l’image sous nos yeux pour cela, et on ne peut faire confiance qu’aux lignes pour imaginer cela. Du coup, dans le cas de GoT, l’auteur va attirer de l’empathie et de l’antipathie sur ses personnages tout en plaçant le contexte (« L’hiver arrive », « Le pouvoir est convoité »…). Seulement, il y a des éléments que le lecteur va ignorer (ou oublier) jusqu’au moment choc : la mort d’un personnage sympathique bien détaillée en douleurs physiques tant en douleurs psychologiques. Du coup cela donne un mouvement émotionnel du lecteur et lui plombe le moral… Qui ne finit que par remonter que s’il y a une possible vengeance.

Et l’auteur joue plus là dessus que sur l’intrigue j’ai l’impression… En soi, n’importe qui d’assez organisé dans son univers pourrait monter ce jeu là. Mais le refaire tout le temps m’agace. C’est comme trouver des prétextes pour s’engueuler à tout bout de champs : ça va user l’un et l’autre, sauf si l’un y prend du plaisir. Et à mon avis l’auteur est dans ce cadre là : il prend du plaisir à faire mourir les personnages pour choquer le lecteur, quitte à le laisser se pendre au bout du compte.

Mais au final, lorsque je lis certaines interviews de l’auteur, j’ai l’impression qu’à travers ce sadisme envers les sentiments du lectorat, il veut retranscrire ce qu’est une vraie guerre : même les plus importants gentils peuvent mourir dedans, tout comme les méchants peuvent gagner royalement. Tout est permis pour faire mourir l’autre, que ce soit brutal ou plus subtil. Et c’est peut-être ça qui ne me fait pas aimer GoT : ce n’est pas une fiction d’apprentissage en bien, c’est la description d’une réalité de la guerre en mal.

L’enlèvement de Berenyss, ou à la recherche d’une peine de mort.

Heureusement pour elle,  elle a été retrouvée ! Mais il reste des débats au sujet des condamnations.

Heureusement pour elle, elle a été retrouvée ! Mais il reste des débats au sujet des condamnations.

Et c’est sur un article de réflexion que je vais commencer le mois d’avril.

En effet, récemment, une alerte enlèvement s’est diffusée sur les chaînes de télévisions françaises, pour la petite Berenyss, sept ans. Bien évidemment, cette alerte s’est aussi diffusée sur facebook et autres réseaux sociaux. Et c’est là où j’ai trouvé des réactions assez extrêmes : des personnes commençaient à faire l’apologie de la peine de mort.

Source trouvée sur les commentaires de l'alerte enlèvement d'iTélé, sur le  réseau social Facebook. Bien évidemment je préfère garder l'anonymat de la personne.

Source trouvée sur les commentaires de l’alerte enlèvement d’iTélé, sur le réseau social Facebook. Bien évidemment je préfère garder l’anonymat de la personne.

Le pire c’est que j’ai trouvé pleins de commentaires de ce type, personne pour le contredire… Est-ce que les français et les françaises veulent le retour de la peine de mort ? Ou est-ce un ras-le-bol de la justice française qui, si la personne se comporte bien en prison, relâche la personne pour qu’elle récidive encore par derrière (à l’inverse d’une personne qui se prend cinquante ans de prison pour téléchargement illégal) ?

Personnellement, je suis contre la peine de mort, et ce pour des raisons qu’on explique :

-Tuer une personne qui a tué revient à devenir soi-même un criminel. Et ça peut entraîner des troubles mentaux à l’exécutant. Imaginez : vous devez enlever une vie humaine d’une personne inconnue, qui a peut-être peur de mourir, qui n’a pas conscience de son acte criminel. Cela revient au même que de tuer un innocent, vous vous salissez les mains en faisant ça. Et ça peut vous faire un gros choc sur le moment… Vous voulez retrouver des gens normaux dont le métier serait de tuer des gens condamnés à la peine de mort ? Folies et meurtres garantis après cela.

-La famille du criminel… Vous voulez qu’elle se retrouve avec un proche en moins ? Ou encore qu’elle soit doublement punie : leur proche meurt, et elle se retrouve à se faire insulter et humilier en public. Qu’a-t-elle fait pour mériter cela ? Le choc d’un criminel dans la famille ne suffit pas ? Bref, c’est s’acharner sur des innocents.

-La peine de mort ne fait pas la leçon. C’est même plutôt le contraire : ça incite à la violence, à tuer. J’ai trouvé sur un site une comparaison intéressante : aux Etat-Unis, où la peine de mort existe toujours, il y a un constat étonnant. Là où il y a le plus d’exécutions, il y a le plus de taux de criminalités, et à l’inverse là où il y a le moins d’exécutions, il y peu de taux de criminalités. Donc vaut mieux éviter, au final.

-Le droit à la vie… Ben oui, chaque être humain a droit de vivre, comme dit dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. C’est pas évident de l’assimiler, car quand on voit un criminel, on ne le considère plus comme un humain. Et c’est là le problème : comment redonner de l’humanité à cette personne ? En la punissant ? Vous ne croyez pas que ça va au contraire lui attiser de la haine envers l’humanité ?

Pour réagir au dernier argument, il faut, selon moi, guider ces personnes… A mon avis, il faut leur faire prendre conscience de leur acte, peu importe le temps que ça dure. Mais malheureusement, l’Etat n’a pas les moyens, et les citoyens s’offusquent plus que n’essayent de trouver une solution « pacifique ». Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont bondés, on a peur d’être victime d’un criminel… 

Attention, je comprends aussi ce ras-le-bol de psychopathes, mais à mon avis il y a une autre cause qui rend parfois les gens extrêmes… Mais ce sera dans un autre article !

L’éducation française vue sous différents angles, parfois méprisés.

L’éducation française est source de nombreux débats ces derniers temps… Surtout certains sujets qui en découlent. Par exemple l’égalité des genres, qui pourrait amener à diminuer le sexisme en France, est porté au scandale, à un point tel que, au moins une fois par mois, de nombreux parent disent à leurs enfants de ne pas aller à l’école par peur « que l’on coupe le zizi de leur garçon ». Je ne rentrerais pas plus dans les détails de ce sujet car cela m’exaspère rien que d’y penser. Il y a un autre aspect dont je voudrais parler, plus précisément : que doit-on enseigner aux élèves ? avec quelles méthodes ? Selon cet article du Monde, il ne faudrait plus enseigner pour cultiver l’élève, mais pour le rendre compétitif. « Le monde moderne se moque bien de ce que vous savez. ». Mais comment faire pour que ce déjà-apprenti s’y épanouisse ? En effet, selon moi, il faut être motivé et passionné par une branche pour y être à sa place. C’est par un autre article du Monde, rédigé par un jeune ex-enseignant de lettre-histoire, que j’ai pu voir une autre vision, certes maladroite mais intéressante.

Un aperçu du prof démissionnaire -article educ-

En premier lieu, le rédacteur y explique pourquoi il a abandonné son métier : il a constaté dans les pratiques de l’éducation nationale un marasme total. Selon lui, la mission serait de faire suivre un « programme » à ses élèves et de « former des soldats-citoyens prêts à se sacrifier pour la patrie  ». Cela peut paraître extrême d’affirmer une idée d’une telle force mais, au fond, la France est devenue un pays multi-culturel, avec une telle variété d’individus que certains cours pourraient paraître obscurs et sans pertinences pour plusieurs personnes. Ben oui, savoir la vie de Louis XIV par cœur juste pour avoir une bonne note, puis oublier le cours car il est sans intérêts selon le jugement de l’enfant qui préfère largement connaître celle d’Hayao Miyazaki illustre ce qui se passe aujourd’hui. De plus, avec Internet, ces connaissances se trouvent en un clic, à condition de savoir s’en servir. (Tiens, pourquoi pas enseigner cela plutôt que la guerre de 1914-1918 selon le point de vue de la France dans lequel les allemands sont des « méchants »? Cet apprentissage informatique existe dans quelques établissements, mais pas tous…) C’est pourquoi ce professeur démissionnaire propose son point de vue sur ce que l’enseignement devrait être : l’éveil des goûts de chaque élèves. Il est clair que sa dissertation sur le sujet est utopique et parfois contradictoire, mais au fond elle n’est pas si bête que ça. Cela permettrait de développer les connaissances de bases avec des spécificités dès le collège, ou du moins vers la moitié de son parcours. Cela permettrait de se décider sur le choix du type de baccalauréat au lieu d’aller dans un « général » par défaut.

Après la lecture de cet article, je me suis dis en glissant doucement vers les commentaires « Ils vont certainement dire que c’est pas mal, certes paradisiaque mais pas impossible. ». Gros choc : la plupart le méprise, allant même dire des phrases du style : « Heureusement qu’il n’a pas enseigné, il aurait fait un très mauvais professeur ». Hein ? Je vois même au premier commentaire une idée tellement vieillotte qui prescrit qu’un enseignant est là pour instruire, point barre. Hé ! Et pourquoi pas retourner aux punitions physiques comme la règle en fer, tant qu’on y est ?

Retour à l'ancienne -article educ-

Je peux comprendre que pour certains se soit contradictoire avec l’apprentissage d’un tout petit mais, à mon avis, le jeune homme ne voulait pas dire d’application sa vision dès la maternelle, mais plutôt à partir du collège. C’est une omission qui lui coûte malheureusement cher. C’est pourquoi j’ai voulu réagir. Cela me paraît tellement injuste de cracher à la figure d’une idée pas stupide dans le contexte actuel. Je vais donc vomir un paquet d’idées qui pourrait aider à faire réfléchir plutôt qu’à clasher cet article bêtement.

Paul et Virginie -article educ-Récemment, j’ai lu Paul et Virginie, un livre du siècle des Lumières. « Quel rapport avec l’éducation ? » me demanderez-vous. Ben justement, cela parle de deux mères célibataires qui vivent ensemble et qui élèvent leur unique enfant : Virginie, qui deviendra une très belle jeune fille ; et Paul, un garçon qui sera plein de bonté. Plusieurs points y sont certes complètement dépassés (la foi en Dieu, rester passif car c’est Lui qui l’a voulu et comme c’est un être bon, ben c’est normal tout ça…), mais d’autres montrent une évolution intéressante de l’éducation. Paul, lorsque Virginie part en France, veut apprendre les disciplines de bases (comme écrire et lire qui sont toujours vitaux en société lorsqu’on veut « savoir »), puis plus spécifiques (histoire, géographie, littérature…). Deux choses que l’on retient de ce passage : l’une est que les bases sont toujours importantes quand on veut vivre avec les autres, ou du moins communiquer (par exemple Paul voulant lire les lettres de Virginie ou pour apprécier les romans sentimentaux) ; la deuxième est que certaines matières indiffèrent l’un ou l’autre par manque d’intérêts de leur part (Paul s’ennuie quand le vieil homme lui raconte l’histoire de France, car il n’a pas le sentiment d’appartenir à cette culture). Et c’est là que ça devient intéressant : Paul est prêt à tout pour se rapprocher de Virginie malgré leur différence d’éducation et de rang social. Cependant le vieillard lui montre une société qui méprise les paysans (Paul adore pourtant ce type de métier) et glorifie les nobles oisifs.

Et c’est l’un des points faibles de l’enseignement français actuel : au lieu de pousser les élèves à choisir leur vocation par passion, on leur donne des opinions favorables envers tel métier et méprisables pour tels autres. Je fais appel à vos souvenirs du collège ou du lycée : n’avez-vous pas eu ce fameux « cours » en 3ème (ou avant) qui expliquait les différents bacs avec une couronne sur le Bac S sur une feuille distribuée au début ? Ou encore que les lycées professionnels, selon les rumeurs, étaient fait pour les incapables ? Mais mince, passez-vous du regard de la société, et choisissez la filière que vous voulez, non pas par peur d’être humilié par votre choix, mais par vos motivations et vos goûts. Je sais qu’une personne parmi mes proches, qui aurait pu faire un bac général facilement, a décidé de devenir pâtissier. Ses parents étaient mitigés lorsqu’elle leur a annoncé cela, et pourtant cette personne a maintenant un emploi et l’aime : elle n’a aucun regret sur son parcours. Je pense que c’est ce que voulait dire cet ex-professeur : donner une vocation à l’élève, ne pas faire de lui un agneau à la poursuite d’un programme pré-fait.

Vous comprenez un peu mieux mes idées lorsque vous aurez lu cet article et ses commentaires. Malgré cela je suis sûre qu’il subsiste encore plusieurs septiques parmi vous… Et pourtant je suis convaincue que lier passion et métier par l’enseignement est possible. Regardez par exemple ce site d’école qui forme des jeunes, ayant un baccalauréat ou non, avec passion ! ( ) Bon, je sais que certains resteront toujours mitigés à cette idée, nous ne pouvons pas tous avoir le même avis, eh bien c’est la vie… Mais un conseil : restez ouvert d’esprit !