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Article commenté (deux ans plus tard) : Réaction aux réactions dernier épisode de GoT

Ceci est un retour sur un article que j’avais écrit il y a à peu près deux ans… L’ayant relu, et voyant que je n’étais pas objective du tout, voire agressive, et ayant dit des conneries en surplus, j’ai envie de retourner dessus et de le critiquer. Arroseur arrosé comme on dit.


Attention, ce post peut déplaire aux fans de Games of Thrones, si vous ne voulez pas ruiner votre journée à cause de cet article, ne le lisez pas. Merci. (Ouh, déjà ça commence fort : si tu n’as pas envie que les fans lisent, soit tu gagnes et ton article n’est jamais lu, soit au contraire ça attise la curiosité, et tu commences à agresser direct. Waouh, bravo Ragdowl)

Pour tout vous dire, je n’ai jamais été une fan de Games of Thrones (abrégé GoT). Du coup, ça le dépasse que cette série audiovisuelle et saga littéraire ait autant de succès. Mon avis mitigé à ce sujet n’a fait qu’accroître quand j’ai vu un article qui listait les réactions suite à la fin de la dernière saison. (Bordel, tu démarres d’emblée avec ton avis perso, mais qu’est-ce qu’on en a à branler ? Si les gens aiment cette série, es-tu en droit de les empêcher de regarder cela ? Même s’ils sont en PLS après, il y a peut être un développement intéressant au final !)

Pourquoi ? Pourquoi regarder une série où les gens pour qui on a de l’empathie finisse « sproutchés » par ceux que l’on aime moins, voire pas du tout ? Est-ce l’espoir d’un retournement incroyable qui puisse les venger ? Ou un plaisir limite maso de sentir la souffrance de ces personnages ? (Encore une fois, tu diriges la pensée des autres sans rien savoir, abrutie ! Et tu as appris par après que même ceux qu’on n’aime pas finisse quand même en pâté pour chien, donc ton raisonnement est con)

Personnellement, la série ne m’a pas attiré (je ne sais pas, l’aspect ne me plaît pas), et quand j’ai essayé de lire la saga… J’ai fermé au bout de cent pages. Mais pourquoi ? Pourtant le style n’est pas mauvais, pas de fautes graves. (lol) Mais voilà : l’auteur a tendance à rendre beau l’acte de mourir atrocement. Un joli oxymore qui sonne comme « belle mort ». Sauf que c’est dérangeant… Lorsqu’on est une personne comme moi qui réfléchit un peu à ce qu’elle vient de lire, eh bien tout tourne à un sadisme malin de l’auteur. (Et voilà : le complot de l’artiste… Tu n’as même pas lu une seule interview pour voir l’intention de l’artiste au final, donc t’en sais fichtrement rien. Et quand on ne sait pas vaut mieux se la fermer)

Non pas comme un gamin qui tue ses personnages comme des jouets comme on tend à le représenter, mais plutôt comme s’il voulait détourner le schéma habituel (« le gentil gagne sur le méchant » devient « le méchant triomphe sur le gentil ») pour pouvoir mieux choquer le lecteur et en prendre un plaisir XXL. (Mais merde, t’en sais rien, peut être que si, il est quand même affecté de cela, mais qu’il relativise : que ça fait avancer l’intrigue, que ça introduit de nouveaux personnages, qu’il y a des actions qui persistent même après la mort… Et encore une fois : même les « méchants » (lol le terme pas du tout manichéen) meurent au final)

game-of-thrones-cartoon

En effet, avant de visualiser les dernières réactions qui me font mal au cœur pour ces pauvres innocents (LOL, s’ils sont consentant c’est leur problème après qu’ils chouinent, ils ne sont pas si innocents que ça) , j’ai regardé une vidéo d’e-penser. Je vous conseille de la regarder avant de lire la suite de l’article, sinon ça va être dur de comprendre. (Oh bordel, là t’aurais réellement dû te la fermer)

Il parle dedans des prestidigitateurs pour expliquer le making-off de son poisson d’avril (à voir ici).

Je résume un peu l’idée : les prestidigitateurs utilisent des techniques pour détourner l’attention du lecteur d’un ou plusieurs objets, afin de mieux leur attirer leur yeux dessus par la suite avec un choc supplémentaire (prendre l’exemple de l’objectif, du tournevis et des cartes dans la vidéo).

Eh bien en littérature, on peut dire que c’est la même chose, mais en plus fourbe. Car nous n’avons pas forcément l’image sous nos yeux pour cela, et on ne peut faire confiance qu’aux lignes pour imaginer cela. Du coup, dans le cas de GoT, l’auteur va attirer de l’empathie et de l’antipathie sur ses personnages tout en plaçant le contexte (« L’hiver arrive », « Le pouvoir est convoité »…). Seulement, il y a des éléments que le lecteur va ignorer (ou oublier) jusqu’au moment choc : la mort d’un personnage sympathique bien détaillée en douleurs physiques tant en douleurs psychologiques. Du coup cela donne un mouvement émotionnel du lecteur et lui plombe le moral… Qui ne finit que par remonter que s’il y a une possible vengeance. (Bordel bordel que des conneries ! Déjà tant que t’as pas fait le master sur le métier d’écrivain, c’est que t’en sais rien, c’est peut être pas une technique… Et pourquoi croire que c’est une technique lié à cet auteur précis ? Ça marche aussi bien sur Harry Potter, pourtant tu n’as rien dit au dernier volume… Mh ? On fait moins la maligne du coup !)

Et l’auteur joue plus là dessus que sur l’intrigue j’ai l’impression… En soi, n’importe qui d’assez organisé dans son univers pourrait monter ce jeu là (lol non, ce n’est pas aussi simple, crétine). Mais le refaire tout le temps m’agace. C’est comme trouver des prétextes pour s’engueuler à tout bout de champs : ça va user l’un et l’autre, sauf si l’un y prend du plaisir. Et à mon avis l’auteur est dans ce cadre là : il prend du plaisir à faire mourir les personnages pour choquer le lecteur, quitte à le laisser se pendre au bout du compte. (Encore une fois : TU N’EN SAIS RIEN ! Et bordel, tu penses vraiment que l’auteur cherche à ce que le lecteur se pende ? Qu’il a si peu d’empathie ? Il a dû savoir doser les choses, quand même ! Il n’est pas un monstre !)

Mais au final, lorsque je lis certaines interviews de l’auteur, j’ai l’impression qu’à travers ce sadisme envers les sentiments du lectorat, il veut retranscrire ce qu’est une vraie guerre : même les plus importants gentils peuvent mourir dedans, tout comme les méchants peuvent gagner royalement. Tout est permis pour faire mourir l’autre, que ce soit brutal ou plus subtil. Et c’est peut-être ça qui ne me fait pas aimer GoT : ce n’est pas une fiction d’apprentissage en bien, c’est la description d’une réalité de la guerre en mal. (Un truc à peu près cohérent : oui, l’auteur cherche à retranscrire la politique du Moyen-Âge en général. Il est fou d’histoire, il est même venu en France pour visiter un lieu historique ! Son défaut est de TOUT mettre (niveau crasse historique) EN MÊME temps, alors que c’est qu’une fois tout les cinquante ans. Mais il n’y aurait pas de rebondissement, ce que cherche le lecteur et le spectateur.
Et même si je suis encore bisounours, que oui je m’indigne encore sur les morts violentes, sur les beaux mots sur un carnage, sur la tristesse du spectateur, quand je lis cet article, en fait, tu voulais juste cracher sur GoT. C’est dommage, tu aurais pu mieux faire : voir le pour et le contre, au lieu d’être aveuglée par ta haine. BOOM, headshot !)


Je ne sais pas ce qui est pire : avoir dit des conneries, ou avoir déversé ma haine pour GoT. Je n’aime toujours pas, mais au moins je peux comprendre aujourd’hui que des gens aiment bien. Je pense aujourd’hui que l’auteur (coucou Martin) reste humain avant tout, qu’il cherche juste à vivre de ses passions, et que le défigurer ainsi parce quelques personnes pleuraient la mort d’un perso, ce n’était pas justifié. Voilà, bien à vous, fans de GoT ❤

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