Fiche de lecture n°08 : Les Liaisons dangereuses

Les liaisons dangereuses couv  Bon, restons calme. Enfin il va être dur de rester calme face à un fait du dix-huitième siècle : le libertinage. C’est-à-dire qu’on se prend le pied à tromper son mari ou à enchaîner les conquêtes amoureuses. Bref, le genre de choses que certaines personnes ne comprennent pas. Dont moi. C’est pourquoi je vais être peu objective avec ce roman épistolaire, et en négatif : Les Liaisons dangereuses.

Tout débute avec une lettre Cécile, une jeune fille sortant à peine du couvent et qui ne connaît rien de la vie mondaine de la noblesse. Elle sent qu’elle va être mariée, mais personne ne le lui dit. Une lettre plus tard, c’est au tour de la lettre de Madame de Merteuil d’être lu : elle sait que Cécile va se marier et avec qui. Et cette personne n’est nulle autre qu’une de ses anciennes liaisons, qui a osé la rejeter en premier. Dans cette lettre à Valmont, son compagnon complice, elle veut se venger de cet homme qui va se marier en enlevant la virginité de Cécile, voire de lui initier aux techniques sexuelles. Et elle désigne son correspondant pour cela. Mais lui a un autre projet en tête : celui de conquérir la prude Madame de Tourvel…

Nous allons d’abord aborder les peu de points positifs de ce livre. Tout d’abord, il est intéressant de voir la personnalité des personnages transparaître dans les lettres de façon concise. On sait qui parle, on identifie donc facilement. Et, pour des lecteurs plus amoureux du livre que moi je le hais, s’attacher à ces personnages peu communs. Personnellement, je ne me suis attachée à personne en particulier, mais passons. Le deuxième point, qui me semble quand même pas mal, c’est l’aspect féministe des propos de Madame de Merteuil dans une lettre en particulier. En effet, elle raconte sa chance de ne pas avoir été au couvent, qui est un isolement à la société, et les développements essentiels pour devenir une femme affirmée sans pour autant paraître mauvaise, avec les jeux de « théâtre » et d’observation qui lui ont valu des années d’expériences sur certaines femmes. Oui, à l’époque, une femme se devait être prude, croyante, et surtout devait éviter de lire des livres savants ou corruptrices. Autant dire aucun romans du siècle des Lumières. Et cela est vraiment fort, de la part d’un auteur, de faire apparaître ces idées dans ce roman où il faut faire l’amour sur tout ce qui nous plaît, mais avec subtilité.

Hélas, ce roman a aussi des défauts, et de gros défauts à mes yeux. Tout d’abord, l’hypocrisie et les fourberies qui sont nombreuses et vantées par leurs responsables. C’est tellement voyant, tellement effroyable que ça donne envie de jeter le livre au feu. Ensuite, même si le style est reconnaissable, il est lourd et dur à lire sans l’aide d’un professeur de français pour éclairer certains passages. C’est difficile de prendre plaisir à le lire en plus des coups dégoûtants qu’on y voit. Enfin, je vais spoiler un peu : les lettres entre Valmont et Madame de Tourvel sont trop nombreuses et répétitives dans leurs arguments. « Viens, je t’aime et je vais te le prouver ! » « Oui mais nan je veux être fidèle à Dieu, donc soit fidèle à Dieu et arrête ! », en gros pour résumer ces lettres qui prennent un tiers du roman.

Je suis sûre que certains et certaines d’entre vous l’aiment ou vont l’aimer, mais moi après trois années d’analyses au lycée et à l’université et du coup de lecture, j’en ai ma claque royale !

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