Fiche de lecture n°03 : Bonjour tristesse.

Bonjour tristesse couv

Il est très mal perçu, pour beaucoup, de ne pas vouloir apprendre les bases d’une culture (souvent nationale) et de se laisser aller dans la oisiveté, voire de pas pouvoir remarquer l’immoralité de ce simple « geste ». Attention, cela ne signifie pas que je suis pour le principe de la paresse intellectuelle, au contraire de certaines personnalités de la télé-réalité (je crois même qu’elles sont à un point où on ne peut plus rien faire, à moins d’un miracle…). Il serait donc étrange de se focaliser sur un tel personnage.

Et pourtant, c’est un peu ce que fait Bonjour tristesse, mais dans les années 1950 (si je ne me trompe pas). En effet, nous suivons l’histoire des vacances d’été de Cécile dont le père est une sorte de Don Juan richissime et qu’elle accepte ainsi, voire l’admire. Le séjour se passe à la mer Méditerranéenne, plus précisément dans une villa, et la jeune fille ainsi que son père accompagné d’une femme assez simple d’esprit profite de façon dépravée de l’endroit. On comprend vite que Cécile était sensée réviser pour obtenir son baccalauréat avec la venue d’une amie de son père qui va essayer de tout faire pour l’instruire et être plus intelligente.

 

Le roman en lui même est intéressant, car au lieu de suivre une démarche simple de la pensée du personnage principal, il y a une sorte d’analyse de ce qui l’a rendu ainsi. SPOILER TIME ON. En effet, rien que par l’obligation de l’amie du père à faire lire un essai de philosophie à Cécile, la jeune fille va vite perdre intérêt à cela et préférer retrouver son petit-ami de vacances et faire la première fois avec lui… Elle préfère donc les plaisirs « immédiats » que son père lui a montré durant sa vie. SPOILER TIME OFF. Il est rare de trouver un tel roman (bien que l’époque peut paraître lointaine) qui permet ce type de constat sans que l’auteur montre un ton méprisant pour ce type de personne et sans pour autant donner de l’empathie envers eux.

 

De plus, la fin est assez marquante… SPOILER TIME ON. Le fait que, finalement, la femme instruite meurt sans avoir réussi son ambition d’intellectualisation prouve que, malheureusement, les ambitions les plus louables sont parfois soldées par l’échec car difficile de changer les idées bien implantées dans la personne.SPOILER TIME OFF. Bref, le récit du roman est plutôt prenant par rapport à l’un des sujets abordés, malgré la fin qui pourrait décevoir quelques uns…

 

Je tiens cependant à souligner qu’il se peut que certains détails narratifs du livre pourraient m’avoir échappé (je l’ai lu il y a au moins cinq ans), et donc de me prévenir si j’ai fait une erreur ou si j’ai omis un point à ce sujet. Cependant, ce livre m’a marqué par cette réflexion inconsciente de la vie « futile »… J’espère que vous essayerez de le lire, car il est très intéressant sur d’autres points aussi !

Fiche de lecture n°03

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