Articles divers, Coup d'humeurs

L’éducation française vue sous différents angles, parfois méprisés.

L’éducation française est source de nombreux débats ces derniers temps… Surtout certains sujets qui en découlent. Par exemple l’égalité des genres, qui pourrait amener à diminuer le sexisme en France, est porté au scandale, à un point tel que, au moins une fois par mois, de nombreux parent disent à leurs enfants de ne pas aller à l’école par peur « que l’on coupe le zizi de leur garçon ». Je ne rentrerais pas plus dans les détails de ce sujet car cela m’exaspère rien que d’y penser. Il y a un autre aspect dont je voudrais parler, plus précisément : que doit-on enseigner aux élèves ? avec quelles méthodes ? Selon cet article du Monde, il ne faudrait plus enseigner pour cultiver l’élève, mais pour le rendre compétitif. « Le monde moderne se moque bien de ce que vous savez. ». Mais comment faire pour que ce déjà-apprenti s’y épanouisse ? En effet, selon moi, il faut être motivé et passionné par une branche pour y être à sa place. C’est par un autre article du Monde, rédigé par un jeune ex-enseignant de lettre-histoire, que j’ai pu voir une autre vision, certes maladroite mais intéressante.

Un aperçu du prof démissionnaire -article educ-

En premier lieu, le rédacteur y explique pourquoi il a abandonné son métier : il a constaté dans les pratiques de l’éducation nationale un marasme total. Selon lui, la mission serait de faire suivre un « programme » à ses élèves et de « former des soldats-citoyens prêts à se sacrifier pour la patrie  ». Cela peut paraître extrême d’affirmer une idée d’une telle force mais, au fond, la France est devenue un pays multi-culturel, avec une telle variété d’individus que certains cours pourraient paraître obscurs et sans pertinences pour plusieurs personnes. Ben oui, savoir la vie de Louis XIV par cœur juste pour avoir une bonne note, puis oublier le cours car il est sans intérêts selon le jugement de l’enfant qui préfère largement connaître celle d’Hayao Miyazaki illustre ce qui se passe aujourd’hui. De plus, avec Internet, ces connaissances se trouvent en un clic, à condition de savoir s’en servir. (Tiens, pourquoi pas enseigner cela plutôt que la guerre de 1914-1918 selon le point de vue de la France dans lequel les allemands sont des « méchants »? Cet apprentissage informatique existe dans quelques établissements, mais pas tous…) C’est pourquoi ce professeur démissionnaire propose son point de vue sur ce que l’enseignement devrait être : l’éveil des goûts de chaque élèves. Il est clair que sa dissertation sur le sujet est utopique et parfois contradictoire, mais au fond elle n’est pas si bête que ça. Cela permettrait de développer les connaissances de bases avec des spécificités dès le collège, ou du moins vers la moitié de son parcours. Cela permettrait de se décider sur le choix du type de baccalauréat au lieu d’aller dans un « général » par défaut.

Après la lecture de cet article, je me suis dis en glissant doucement vers les commentaires « Ils vont certainement dire que c’est pas mal, certes paradisiaque mais pas impossible. ». Gros choc : la plupart le méprise, allant même dire des phrases du style : « Heureusement qu’il n’a pas enseigné, il aurait fait un très mauvais professeur ». Hein ? Je vois même au premier commentaire une idée tellement vieillotte qui prescrit qu’un enseignant est là pour instruire, point barre. Hé ! Et pourquoi pas retourner aux punitions physiques comme la règle en fer, tant qu’on y est ?

Retour à l'ancienne -article educ-

Je peux comprendre que pour certains se soit contradictoire avec l’apprentissage d’un tout petit mais, à mon avis, le jeune homme ne voulait pas dire d’application sa vision dès la maternelle, mais plutôt à partir du collège. C’est une omission qui lui coûte malheureusement cher. C’est pourquoi j’ai voulu réagir. Cela me paraît tellement injuste de cracher à la figure d’une idée pas stupide dans le contexte actuel. Je vais donc vomir un paquet d’idées qui pourrait aider à faire réfléchir plutôt qu’à clasher cet article bêtement.

Paul et Virginie -article educ-Récemment, j’ai lu Paul et Virginie, un livre du siècle des Lumières. « Quel rapport avec l’éducation ? » me demanderez-vous. Ben justement, cela parle de deux mères célibataires qui vivent ensemble et qui élèvent leur unique enfant : Virginie, qui deviendra une très belle jeune fille ; et Paul, un garçon qui sera plein de bonté. Plusieurs points y sont certes complètement dépassés (la foi en Dieu, rester passif car c’est Lui qui l’a voulu et comme c’est un être bon, ben c’est normal tout ça…), mais d’autres montrent une évolution intéressante de l’éducation. Paul, lorsque Virginie part en France, veut apprendre les disciplines de bases (comme écrire et lire qui sont toujours vitaux en société lorsqu’on veut « savoir »), puis plus spécifiques (histoire, géographie, littérature…). Deux choses que l’on retient de ce passage : l’une est que les bases sont toujours importantes quand on veut vivre avec les autres, ou du moins communiquer (par exemple Paul voulant lire les lettres de Virginie ou pour apprécier les romans sentimentaux) ; la deuxième est que certaines matières indiffèrent l’un ou l’autre par manque d’intérêts de leur part (Paul s’ennuie quand le vieil homme lui raconte l’histoire de France, car il n’a pas le sentiment d’appartenir à cette culture). Et c’est là que ça devient intéressant : Paul est prêt à tout pour se rapprocher de Virginie malgré leur différence d’éducation et de rang social. Cependant le vieillard lui montre une société qui méprise les paysans (Paul adore pourtant ce type de métier) et glorifie les nobles oisifs.

Et c’est l’un des points faibles de l’enseignement français actuel : au lieu de pousser les élèves à choisir leur vocation par passion, on leur donne des opinions favorables envers tel métier et méprisables pour tels autres. Je fais appel à vos souvenirs du collège ou du lycée : n’avez-vous pas eu ce fameux « cours » en 3ème (ou avant) qui expliquait les différents bacs avec une couronne sur le Bac S sur une feuille distribuée au début ? Ou encore que les lycées professionnels, selon les rumeurs, étaient fait pour les incapables ? Mais mince, passez-vous du regard de la société, et choisissez la filière que vous voulez, non pas par peur d’être humilié par votre choix, mais par vos motivations et vos goûts. Je sais qu’une personne parmi mes proches, qui aurait pu faire un bac général facilement, a décidé de devenir pâtissier. Ses parents étaient mitigés lorsqu’elle leur a annoncé cela, et pourtant cette personne a maintenant un emploi et l’aime : elle n’a aucun regret sur son parcours. Je pense que c’est ce que voulait dire cet ex-professeur : donner une vocation à l’élève, ne pas faire de lui un agneau à la poursuite d’un programme pré-fait.

Vous comprenez un peu mieux mes idées lorsque vous aurez lu cet article et ses commentaires. Malgré cela je suis sûre qu’il subsiste encore plusieurs septiques parmi vous… Et pourtant je suis convaincue que lier passion et métier par l’enseignement est possible. Regardez par exemple ce site d’école qui forme des jeunes, ayant un baccalauréat ou non, avec passion ! ( ) Bon, je sais que certains resteront toujours mitigés à cette idée, nous ne pouvons pas tous avoir le même avis, eh bien c’est la vie… Mais un conseil : restez ouvert d’esprit !

2 réflexions au sujet de “L’éducation française vue sous différents angles, parfois méprisés.”

  1. Bonjour,
    Je suis « Suwane », de fanfiction.net. Je suis tombée sur ton site grâce à ton twitter (je voulais voir comment avancer ton dernier chapitre 🙂 lol ) et je tombe sur cet article pour le moins intéressant. Avec ses exemples et ses anecdotes, je partage plus ou moins ton avis sur l’éducation, et la manière dont la plupart des profs ne cherchent qu’à foutre les élèves dans les cadres de la société. Je me souviens qu’on avait conseillé aux parents d’un élève de le mettre en apprentissage car c’était en quelque sorte l’ecole de la « deuxième chance ». C’est triste à dire, mais l’école est en quelque sorte un apprentissage de la vie au boulot actuelle, avec ses clans, ses supérieurs tous plus ou moins corrompues jusqu’à la moelle, et l’éternelle loi du plus fort.
    Les idées du prof dans l’article que tu évoques sont certes maladroites et utopiques, mais il faut garder un peu d’espoir. Après tout, nos parents se souviennent encore de leurs années Lycées et de leurs prof sévères :).

    Bref, très bon article!
    Tchous !

    1. Hellow !

      Je viens de marquer une petite info sur twitter par rapport à la fanfiction, à l’instant.
      Je suis plutôt rassurée que tu sois à peu près de mon avis. Je ne pense pas que tous les profs fassent cela pour mettre un élève dans un moule de « rang » gratuitement, ceux et celles qui sont sensés aider l’élève à choisir sa branche sont tout aussi responsables (pas forcément la plus grande partie, mais bon, quand même…). Si seulement c’était vrai que les élèves soient « prêts » pour la vie du boulot actuelle… Combien auraient pu comprendre que la vie au travail n’est pas comme à l’école, où il faut travailler pour être « récompensé »… Car j’imagine qu’il y a des gens qui bossent de façon assidue, mais n’obtiennent rien ou se font licenciés, alors qu’un type avec pour père une personne de haut grade entre directement dans la cour des supérieurs… Tiens, un peu comme la plupart des nobles en fait !

      Bon, je sais que j’exagère et qu’il y a plus de nuances et de complexités dessus… Mais c’est justement cela qui manque un peu au lycée, aussi !

      Par rapport aux parents, je comprends de quoi tu parles, mais justement je crois que certains commentaires sur l’article de l’ex-professeur viennent AUSSI de professeurs, et c’est terrifiant ! Je dois avoue que quand j’ai vu cela, j’étais presque prête à donner un commentaire agressif dessus, mais en réfléchissant je me suis dit que ça n’aurait pas été pertinent et qu’il faillait que je mijote des arguments avec des exemples concrets.

      En tout les cas merci pour ce commentaire, et désolée de faire attendre ma fanfic… J’avoue que j’ai du mal à continuer avec le manque de motivation (j’ai eu une grosse période lecture de livres/mangas) et la reprise des cours en master. *pas douée powa*

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